15 mars 2006

Le Roi Lear

Mise en scène de André Engel, traduction de Jean-Michel Desprats, avec Michel Piccoli, Gérard Desarthe aux Ateliers Berthier (du 19 jan 06 au 25 mars 06).file0002w

Bravo à André Diot pour ses lumières et à Chantal de La Coste Messelière pour ses costumes.

Le metteur en scène a Piccoli, sous la neige, aux ateliers Berthier, quelle chance ! Et pourtant sa pièce est illisible, il n'y a aucune action ou plutôt les personnages n'ont aucune motivation dans leur action, leurs gestes ne sont pas nourris, leurs déplacements sont souvent calés sur certains mots et ça se voit. On ne comprend absolument pas les liens qui unissent les personnages, les comédiens ne se touchent pratiquement jamais.On ne comprend que le tiers du texte. Le metteur en scène et son dramaturge ont souhaité inscrire la pièce dans un autre cadre, une autre époque. Bonne idée....Ils s'inspirent d'Orson Welles et de son "Citizen Kane" mais le génie de Welles est loin d'être égalé. Ou alors il aurait fallu y aller à fonds, genre  De Niro en Al Capone et Ray Liotta dans "les Affranchis", armés jusqu'aux dents, cigare, alcool et misogynies. Mais il n'y a aucun contexte politique.La pièce repose sur le charisme de Piccoli et sur cette magnifique neige (bien trop utilisée au cours de la pièce). Tous les noirs sont des erreurs de débutant. Mention spéciale à Jérôme Kircher (Edgar/Tom) qui a un quelque chose du somptueux Denis Lavant....
Clara.

Posté par Lolipopart à 12:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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