LOLIPOPART

17 janvier 2011

Le 7ème Kafana par la compagnie l'Adrienne

"Le 7ème Kafana" pièce contemporaine écrite d'après de vrais témoignages de femmes Moldaves.
Sept Kafanas, c'est le nombre de bordels que peutkafana supporter une femme prostituée de force avant de perdre la vie ou de sombrer dans la démence.
Trompées par l'espoir de trouver un travail rémunéré de nombreuses femmes des pays de l'Est sont assujetties, contraintes et soumisses à la prostitution.
Dès leur départ pour l'Europe de l'Ouest, des proxénètes les violent, les séquestrent, les battent, les droguent, les tuent.
Pratiquement toutes ces femmes ne rentreront jamais chez elles.
Scotchant !!!                                         CLARA

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12 août 2010

The Killer Inside Me

De Michael Winterbottom et d'après le roman "Le démon dans la peau" de Jim Thomson.killer_inside
Inspiré des films noirs des années 50, "the killer inside me "raconte la folie meurtrière d'un shérif habitant un patelin americain....
Les meurtres sont ultra violents.
Une voix off  rend la psychologie du personnage omni présente . Elle nous inflige la pensée du tueur et trace en même temps un certain chemin vers un début de compréhension. C'est ce qui fait toute la réussite du film. Nous adhérons tour à tour que nous révoquons, que nous condamnons... Tout comme les personnages gravitant autour de Lou Ford.
Les femmes sont éprises, les hommes le haïssent mais se contentent d'oublier vite cette possibilité que le serial killer est parmi eux.... Font ils secrètement un transfert ? Y a t-il un assassin dans chacun d'entre eux ?
Lou, se rattachant à un souvenir d'enfance lié à la sexualité de sa mère, ne peut plus accepter la soumission de la femme et la flagellation comme un jeu et un plaisir sexuel de partage consentent et contrôlé. Il tue l'image féminine à chaque fois qu'il l'adore, il ne peut plus se laisser aller sans se faire happer par cet instinct meurtrier horrible, insoutenable à l'image. L'image qui est sophistiquée et parfaitement soignée. Casey Affleck est parfait, sa voix nasillarde parfois démoniaque et insupportable. Jessica Alba d'une sensualité fragile. Vraiment très belle. Il est trop rare de voir  des films si politiquement incorrect. "The killer inside me"est très fort, très dérangeant.                                                Clara.

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10 juin 2010

When you're strange

Documentaire de Tom Dicillo. when_you_re_strange_movie_image_the_doors_jim_morrison
Dicillo revient sur les fondements même du groupe. La rencontre à la fac de ciné de l'ucla, les influences jazz de John Densmore, flamencos de Robby Krieger et classiques de Ray Manzarek. Puis leur succès maintenant mythique mais éphémère (54 mois), jusqu'à la mort de Jim Morrisson, le tout sur fond historique.
L'intéret principal de ce documentaire est l'esprit de Morrisson qui flotte sans arret dans la forme, dans l'image et la nostalgie qui transparait dans la réalisation de Dicillo.
Déjà par l'importance du cinéma dans la culture du groupe. Sur toute la longueur du documentaire, des extraits du film réalisé par Morrisson à l'Ucla ponctus des images d'archives. Les images de son film sont ultra modernes, Jim en est l'acteur principal. Ce mélange d'images réinvente la présence du chanteur qui devient témoin de sa propre histoire.
L'ambiance contracditoire entre les ultra conservateurs et les hippies est mis en valeur. La ségrégation ainsi que de la guerre du vietnam créèrent dans les milieux artitiques, des années bénnies mais souvent tragiques. Comme l'avait tannoncé Morrisson il serait le "troisième" après la mort d'Hendrix et Joplin...
Puis il y a la poésie dans la narration de Johnny Depp.
Tout est là pour rendre hommage à la personnalité ultra sensible et receptive de Jim. A son nihilisme qui en pulvérisant l'ordre, nous a permis de nous engouffrer dans un nouveau monde.

                                                                                                                                     Clara

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19 avril 2010

Kean ou désordre et génie

Mise en scène de Franck Castorf. Texte d'Alexandre Dumas et Heiner Muller. alex_scheer
Certes c'est un plaisir de suivre le parcours de Kean, de découvrir le mélange de Dumas et Muller, et que le tout soit ponctié de références shakespeariennes.... J'ai clairement passé un moment passionnant pour tout cela. Mais Castorf me laisse une frusrtation évidente que je ne comprends pas complètement. Nous ne sommes ni dans un théâtre berlinois est de l'époque ni dans un théâtre contemporain exacerbé. Ce qui induit un défaut, un manque, une idée inachevée et surtout des actions inabouties.... La scène des barbelés (pour ne citer qu'elle) devrait finir dans une explosion de sang, de jouissance, de salissure, de folie, qui n'arrive jamais, et pourtant quelle merveilleuse image.......Je suis jalouse d'une trouvaille comme celle ci !!!! Alors pourquoi ne pas totalement basculer dans un dérapage fou de mise en scène.... Et pourquoi cloisonner ces scènes d'action forte dans des longues scènes interminables de texte ou l'immobilisme nous ôtes le plaisir de voir évoluer Alexander Scheer....
Car le vrai intérêt de cette pièce est la performance du comédien principal. L'énergie, l'engagement physique énorme, l'humilité de n'avoir aucune censure (ce qui permet une liberté instinctive juste), la décontraction du corps qui détruit tout le cérébral, sont comme une leçon que tous les comédiens devraient étudier. Ce comédien est utilisé par le metteur en scène comme un sportif, et c'est ça qui fait tellement plaisir......
LE CORPS, L'ORGANIQUE de Fabre !!!!!! C'est splendide et ça s'accorde tellement bien à l'écriture de Heiner Muller.....Dans les explications de la pièce distribuées à l'Odéon, il y a cette phrase de Spinoza pour définir le travail d'Alexander Scheer: "Nul ne sait ce que peut le corps".....
Je ne cesse de répéter que le comédien est une matière..... Il y a là une magnifique démonstration.
Enfin j'ai adoré le praticable presque verticable, je n'avais qu'une envie courrir dessus moi aussi et m'y laisser glisser.
                                                                                                                                                                                                                                 
                                                                                                                                                                                                                           Clara

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La leçon de jazz

Par Antoine Hervé à l'auditorium Saint Germain. Pianiste, compositeur Antoine Hervé s’est imposé comme l’un des musiciens deantoine1 jazz français les plus remarquables de sa génération. A 28 ans il dirige le second Orchestre national de jazz. Il collabore avec Jean-François Zygel sur France 2 pour l’émission “La Boîte à Musique”,

Si vous êtes des férus de jazz ou même de simples amateurs ou si vous souhaitez découvrir différents styles musicaux, ces leçons sont passionnantes, didactiques, agréables. Antoine Hervé est un pédagogue décontracté et humble, celui qu'on aurai aimé croisé pendant l'adolescence à l'école. Sa leçon ne se contente pas du sujet principal, elle nous plonge également dans des époques, dans des univers musicaux divers et je crois que grâce à cela tout le monde s'y retrouve. Chacun se reconnaît. Chacun se plaît à découvrir ou re decouvrir les parcours de Thélonious Monk, Keith Jarret, Oscar petterson, Weather Report.... Ou encore les rythmes africains, la musique électronique ou la place du piano dans le jazz. Je conseille vraiment ces instants frais et riches. Ces leçons rendent heureux.                                     Clara

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01 février 2010

Boltanski

La Monumenta 2010 du Grand Palais reçoit "Personnes" de Christian Boltanski jusqu'au 21 février. personnes
Dans la magnifique nef du Grand Palais ( construit en 1900 pour l'Exposition Universelle), a lieu la troisième années de Monumenta où des Artistes contemporains peuvent nous épater avec des oeuvres magistrales. Il me semble que l' intérêt principal de cette grandissime expo est que l'on peut s'y balader. Nous sommes dans l'oeuvre, nous la visitons de l'intérieur, nous se sommes plus le spectateur devant un tableau nous sommes dedans et pourquoi pas: nous en faisons partie. Il y a un côté attractif comme dans un parc de jeux même si l'oeuvre peut nous emmener vers des horizons bien plus obscurs, comme les camps de concentrations. J'aime ressentir l'oeuvre de plusieures façons, avec la température, la lumière, le son... J'aime également le coté mécanique de cette grue, qui mélange les âmes perdues de ce tas de vêtements. C'est un champs de bataille organisé, une décharge propre et colorée ou le reste des naufragés. La mort est présente mais elle n'est pas triste, pourquoi ? Difficile d'éclaircir cela. Peut être parce que les vêtements ainsi que les "urnes" sont regroupés, intimement ensemble. Rien n'est isolé, c'est un lot.  Une foule peut nous faire sentir seule et anonyme. Ici on ressent le contraire, nous ne sommes pas seul car nous ne sommes pas un élément extérieur de cette fourmilière ou de ces clapets (comme une barre hlm). Chaque pièce de vêtement contribue à ce monticule de vêtements, contribue à être. D'ou ce titre "Personne" avec un "s".  Si ça pouvait être vrai....
"Personnes" ne coute que quatre euros, j'aurai souhaité payer plus cher et avoir à réfléchir sur plusieurs oeuvres, là je
suis restée sur ma fin.                                                                                                                                      Clara

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06 août 2009

Fabre Avignon 2009

Dans Orgie de la tolérance, Fabre a travaillé dans une série de tableau, sur l'exès de la consommation. Tellement acculésorgietolerancempa53926_jpg_510x_1_ par l'argent, le pouvoir et le sexe, sommes nous prêts à tout accepter même ce qui jusqu'à présent était intime ? Sans plus nous rendre compte de cette stratégique farce qui nous dirige, nous nous mettons sans cesse en compétition au lieu de profiter ou de partager. Farce car c'est aussi le ton qu'en a donné Fabre, à travers un rythme souvent effréné, tenu par neuf magnifiques performers. Fabre se moque des consommateurs et donc du public venu voir sa pièce, il se moque des intégristes, des architectes, des acteurs et danseurs trop dociles et médusés, il se moque de lui même metteur en scène fou et Flamand. Ce que l'on se dit à la fin c'est que le "trop" détruit le plaisir. Et ici les tableaux mis en scène comme un zapping perdent un peu en intéret. Certes il y a quelques fulgurances comme la compétition de masturbation au début ou l'acteur qui joue avec son pénis et la roue d'un vélo, mais l'émotion reste assez superficielle. Cependant le Maîte reste toujours le Maître.... Clara.

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25 juillet 2009

Michael Jackson

"Nous sommes complices d'un meurtre collectif. Comme Jean-Baptiste Grenouille à la fin du Parfum de Suskind, Michael Jackson a été dévoré par la foule de ses adorateurs.(...) Michael Jackson était la première star posthumaine, un enfant éternel sacrifié comme le Messie. Jackson a tenté de nous prévenir : "Laissez moi tranquille" (Leave me alone), "il va y avoir du sang sur la piste de danse" (Blood on the dancefloor). Ses trois derniers disques sont des appels au secours. La célébrité, on le sait désormais, c'est la destruction d'un individu par l'amour. Notre seule circonsntance atténuante (...), c'est qu'il s'agit d'un crime passionnel." Frederic Beigbeder.
Sans_titre

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16 avril 2009

Jerk de Gisèle Vienne

Dans les années 70, Dean, Wayne et David ont torturé, filmé, assassiné, 27 garçons. Dean et Wayne sont morts. Ne jerk_jonathanreste plus que David qui purge sa peine à perpétuité. En prison, il devient marionnettiste et crée un spectacle où il raconte les meurtres. Il y incarne tour à tour, Dean, Wayne, leurs victimes et lui même.
Sur le plateau c'est dans Jonathan Capdevielle (remarquable) que vit David. Je dis "dans" car il n'y a aucune distance entre le garçon de ce fait divers, et le comédien de ce solo.
En effet les trois précédentes collaborations de Gisèle Vienne et Dennis Cooper ( Une belle enfant blonde, I apologize, Kindertotenlieder, déjà dans ce blog) s'appuyaient sur l'entremêlement de la réalité et du fantasme. Il n'y avait jamais aucune réponse sur ce qui était réel ou ne l'était pas. Le spectateur était constamment renvoyé à ses rêves (ou fantasmes) et à son imaginaire.
Ici l'authenticité est telle, qu'il est parfois difficilement supportable de regarder Jonathan/David. Comme si cette représentation (la représentation induit obligatoirement une interprétation et donc du recul sur ce que l'on voit) n'était en fait qu'un simple témoignage clinique des actes perpétués. Comme si il n'y avait aucun tabou à ne pas avoir de distanciation avec ces actes horribles de manière à devenir soi même schizophrène afin de mieux comprendre la folie de David, Dean et Wayne. Nous ne sommes plus devant un comédien sur le plateau du théâtre de la Bastille, mais devant David Brooks lors d'une de ses conférences.
Le morbide est toujours utilisé comme un esthétisme exarcerbé, ce qui est fascinant. Nous sommes l'oeil du tueur qui prend plaisir à mélanger le meurtre et le sexe: " Sur l'écran Dean embrasse pasionnément ce qui reste du garçon. Il est aussi en train de baiser son cul, qui est beaucoup plus accessible maintenant qu'il n'a plus de jambes."
L'utilisation des marionnettes est une reconstitution parfaite des faits, qui va bien au delà de la réalité. Jonathan Capdevielle est un redoutable ventriloque. Tout au long de son récit, il se met à nu . Il est David.
C'est extraordinaire ce que Gisèle Vienne a réussi à faire. Elle est très certainement la plus grande et la plus singulière des artistes de notre époque.                                                                                                    Clara.

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17 janvier 2009

Gertrude, le cri

D' Howard Barker au théâtre de l'Odéon mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti. Je voudrais pour commencer img19127prévenir de la beauté du texte de Barker qui offre une ouverture magnifique et vaste sur la compréhension des personnages de Shakespeare. Pour les inconditionnels d'Hamlet de William, cette pièce est un cadeau et un outil précieux. Alors si elle est en plus servie par une mise en scène remarquable et des comédiens brillants, on reste suspendu aux lèvres de ces merveilleux porteurs d'un texte contemporain poétique qui lâche notre imagination dans un Elseneur aux angles verticales et horizontales, aux rares fenêtres de lumière, aux couleurs sobres mais tranchées du blancs du noir du rouge. Puissante et sublime est cette première scène où le meurtre fusionne avec la nudité, l'acte sexuel au pied de l'arbre. Cette bestialité est juste, c'est le désir qui est le moteur du crime. Oui Gertrude et Claudius se sont aimés bien avant la mort du Roi Hamlet. Oui ils s'aiment d'un amour passionnel et transgressif puisque oui c'est ce qui les conduis au meurtre d'un mari et d'un frère. Le pouvoir n'est jouissif pour Claudius seulement si il est partagé avec Gertrude. De cet acte d'amour jaillira le premier cri, la naissance du monde et la jouissance de Gertrude (Anne Alvaro), qui sera le début d'une quête pour Claudius (Luc Antoine Diquero) qui le consumera. L'absence du cri le rongera, il sera anéanti par son propre désir: "toute extase fait que l'extase se précipite en un autre lieu qui sera son châtiment". Il commence sa chute suspendu à une paroît d'immeuble reflêtée sur le sol. Gertrude l'achève et meurt à son tour.  La passion est donc le début mais la passion est complexe, elle se nourrit de trahison, d'aveuglement, de mise en danger, de châtiment. Dès l'enterrement du Roi Gertrude demande à Claudius de ne pas être gentil avec elle. Au milieu de ce cimetière fait d'un imposant mur blanc ou l'inscription cimetière vient s'aimanter par une terre jetée en pâture par les fossoyeurs, Gertrude ne pense qu'à rire et à offrir son corps à son complice qui est lui épié par une mère jalouse (Francine Bergé). Tout le monde souhaite garder le pouvoir. Mais le pouvoir ne se vit pas seul, il n'est qu'appréciable dans le regard des autres.  Hamlet s'autodétruit depuis toujours mais garde cette relation ambigu qui le lie à sa mère, lui qui est impuissant avec Ragusa (Cécile Bournay), personnage miroir d'Ophélie. Toutes deux ne sont pas reconnues. Aucune relation avec Hamlet n'est officialisée et chez Shakespeare Ophélie est réduite à la volonté de Polonius. Ici Ragusa est présentée comme un peu cruche, prisonnière de sa gaucherie envers Hamlet.  Quand à Hamlet, Christophe Maltot le rend particulièrement puérile. De là s'explique son autodestruction permanente, la culpabilité ronge Hamlet. Car lui aussi peut enfin s'affirmer, il est le descendant directe du Roi mort et dans sa pièce, Barker le fait devenir Roi à la place de Claudius. N'est ce pas seulement maintenant, après la mort du père monarque, qu'il peut enfin envisager faire la moral à son entourage ? Est-ce que finalement la mort du Roi Hamlet ne le sert pas aussi lui son fils ? La mise en scène de sa mort est simple, un peu comme pour nous ramener à la tragédie shakespearienne et fataliste. Hamlet se demande pourquoi lui devrait boire dans ce verre qui lui est tendu mais sans plus attendre il le prend et le boit. Il connait  et accepte sa fin.  Cette pièce est trop vaste pour en parler dans son ensemble, à noter que la traduction est de Desprats. Gertrude le cri mis en scène par Corsetti est un CHEF D'OEUVRE.                          Clara.

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