26 janvier 2006

Gisèle Vienne

Gisèle Vienne 29 ans ! nous a présenté deux pièces, écrites par Dennis Cooper et Catherine Robbe-Grillet, festival d'Avignon 05.

Une belle enfant blonde. Lorsque l'on rentre dans la salle, le décor est déja à la vue de tous. Ceubebw sont des poupées grandeur nature, des écolières en uniforme. Certaines ont un moteur qui fait bouger leur buste, comme si elles respiraient. On se demande parfois si une vraie femme n'est pas glissée parmi elles.On comprend tout de suite que le sujet central sera l'érotisme !! Je diviserais cette pièce en deux parties. La première est d'un esthétisme et d'une poésie troublante. Sa comédienne et danseuse (Anja Röttgerkamp) entre en scène, elle est blonde coiffée d'un chignon et habillée en rose....Elle est superbe. L'homme (Jonathan Capdevielle) est grand, il porte une perruque de femme, il est habillé en costume noir, il a des talons aiguilles, une cicatrice sanglante lui traverse le cou. Le fond sonore: des aboiements et halètements de chien. La musique est ultra violente (Peter Rehberg). Le texte est projeté sur le mur du fond. Mais comment vous raconter l'histoire...?  Impossible. Il y a une petite fille, une belle enfant blonde, un meurtre..... Le plus important c'est qu'on assiste à des relations "dominé-dominant". Où est la frontière entre les deux et où est la frontière entre la réalité et le fantasme, entre l'homme et la femme. C'était magique !!! La seconde partie, je ne préfère pas m'y attarder. Catherine Robbe-Grillet, qui interprête une maîtresse femme et maîtresse de cérémonie, s'écoutait et se regardait jouer. C'était très désagréable....

I Apologize. En décor toujours ces poupées, mais cette fois elles sont dans leur boîte. Des boîtes en bois tel des cercueils.Là, il s'agit de fragments de mémoire. Une reconstitution d'un crime. Celui de la belle enfant blonde ? L'homme à la perruque de femme (Jonathan Capdevielle) est celui qui reconstitue, il est en jean et basquets, il cherche. Sa quête tourne à l'obsession. Durant la pièce entière, il retire les cadavres (les poupées) des boîtes pour les y remettre tout de suite après. L 'histoire se tisse à travers des bribes de souvenirs. Encore une fois où est la frontière entre la réalité et le fantasme... Le texte est en voix off, c'est Dennis Cooper qui dit des poèmes entre deux incidences musicales. Le troisième personnage est un homme (Jean Luc Verna), une drag queen, son corps est entièrement tatoué et piercé. Il est beaucoup plus intéressant que Catherine Robbe-Grillet !!

Il faut quand même que je vous raconte l'entrée de la comédienne (c'est toujours Anja Röttgerkamp). Ici elle est brune, habillée en kilt noir. Elle traverse le plateau jusqu'au mur du fond. Elle fait un équilibre contre le mur. Et tout doucement, en restant en équilibre, elle fait un grand écart fasial. Notre imagination est en ébullition: si elle arrive à faire ça.....! Ouahouhh. La femme inversée, c'est la revenche triomphante de la sexualité sur la morale.

Magnifiquement poétique................

Clara.

Posté par Lolipopart à 17:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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